Des fichiers et de leur évolution

J’en ai déjà fait plusieurs billets et hélas ils n’ont pas pris une ride. La constitution d’un fichier avec empreinte ADN pour tout et n’importe quoi du moment que l’on passe dans les mains d’un policier, est un scandale et surtout une illustration flagrante du danger de ces fichiers, qui sont constitués dans des moments de communion sécuritaire à la suite d’un crime affreux, et sont bien entendu détournés de leur raison d’être par la suite.

Si le titre du billet de l’avocate Laure Heinich-Luijer est en soit déjà une raison de s’agacer, son contenu est tout simplement déprimant : Quand des policiers menacent de baffes et de coup de pied au cul

Ci dessous un extrait :

En effet, l’article 706-55 du code de procédure pénale permet de prélever l’ADN des présumés innocents dans les cas suivants :
* les infractions de nature sexuelle,
* les crimes contre l’humanité,
* les crimes et délits d’atteinte à la vie,
* les actes de torture et de barbarie.

Jusqu’à ce moment de la liste, même si l’on est idéologiquement contre la constitution d’un tel fichier, on peut en percevoir la justification au regard du caractère exceptionnel du trouble à l’ordre public.

Néanmoins, la liste de l’article 706-55 se poursuit : les infractions de violences volontaires, de menaces, de trafic de stupéfiant, d’atteinte aux libertés , de vols, d’extorsions, d’escroquerie, de destructions, de dégradations, de détérioration ( ! ), de menaces d’atteintes aux biens ! Voilà comment on passe en quelques lignes du crime contre l’humanité au vol de vélo.

Mes propos précédents sur ce sujet:

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